La transaction qui a fait passer Guillaume Latendresse au Minnesota continue de faire couler beaucoup d’encre et cette fois-ci, c’est le joueur québécois qui en rajoute.
Dans l’édition du 4 avril dernier du Star Tribune, Latendresse a continué d’éprouver de la rancœur envers l’organisation qui l’a repêché lors de l’encan 2005.
« Il s’agit de deux mondes complètement différent », a déclaré le hockeyeur de 22 ans. « Quand j’évoluais à Montréal, je n’éprouvais pas de plaisir à jouer au hockey. Là-bas, le hockey est une business. Je jouais seulement parce que j’en étais obligé. »
Latendresse, qui est devenu le cinquième marqueur de 25 buts de la jeune histoire du Wild, est actuellement à la recherche d’une nouvelle entente avec l’organisation. Cependant, dans l’esprit de la direction du Wild, on hésite à déballer immédiatement le gros contrat pour Latendresse puisqu’on ne sait pas quel joueur se présentera sur la glace l’an prochain. Celui qui aurait pu marquer 40 buts s’il avait passé toute sa saison au Minnesota ou celui qui en a marqué 48 en plus de trois années à Montréal.
Est-ce que de lui accorder un contrat serait plus sage? « Non, non, non. J’ai toujours été quelqu’un qui préférait les ententes à long terme », a fait savoir Latendresse. « J’aime jouer ici; j’aime récolter des points à profusion pour ainsi aider mon équipe à l’emporter. Nous pouvons compter sur d’excellents partisans et je me présenterai à chaque match pour amener mon équipe en séries l’an prochain. Dans cette optique, je resterai affamé. »
« J’ai besoin de la confiance pour performer et si l’on m’accorde un contrat d’une saison, je vais trouver la situation difficile. Je ne voudrai pas me blesser et je ne pourrai pas me concentrer uniquement sur le hockey. »
Latendresse a trouvé sa niche avec le Wild. Bénéficiant d’un bon physique, il apporte beaucoup de puissance à son équipe en terminant ses mises en échec, en fonçant vers le filet et en n’ayant pas peur de se retrouver dans le trafic pour créer des chances de marquer. Quand il était plus jeune, son idole était Eric Lindros. Dans la LHJMQ, on le comparait à Todd Bertuzzi.
« Quand je vais retourner à Montréal cet été et que je vais voir tous ces gens qui croyaient que je n’étais pas assez rapide ou que je n’étais pas assez agile, ça me fera plaisir de leur demander ce qu’ils pensent de moi maintenant. »
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire