Que le Canadien soit exclu d'une participation aux séries éliminatoires lors du tout dernier match de la saison régulière ou qu'il se fraye un chemin in extremis dans des circonstances similaires pour l'après-saison, n'en demeure pas moins que ses fans sont en route pour une autre déception printanière cette année.
Bon. Puisque les Rangers, au moment d'écrire ces lignes, devraient être ou presque les grands exclus de la "vraie saison", force est d'admettre qu'on aura au moins deux autres parties au Centre Bell après le 12 avril.
Ceci dit, rien n'indique que nos favoris feront long feu pour autant; le hockey des séries n'étant pas tout à fait le même sport que celui de la saison régulière. Et la différence en question vise justement la plus grande lacune du Bleu-blanc-rouge; la fameuse notion de "Team toughness"... terme couramment utilisé pour décrire une certaine uniformité au niveau de la solidarité d'une équipe sportive confrontée à la rudesse utilisée par l'adversaire.
Le CH ne préconise pas tellement le: "Oeil pour oeil, dents pour dents", surtout quand certaines de ces dents se retrouvent sur la patinoire...
Toute la saison, on a vu Plekanec, Gionta, Cammalleri, Markov et les gardiens se faire bardasser par l'adversaire et ce, de façon pas toujours très propre sans qu'aucun coéquipier ne riposte ou ne démontre qu'on ne touche pas aux meilleurs joueurs de l'équipe sans en payer le prix. Puisque Jacques Martin n'a pas les effectifs pour mettre un joueur robuste sachant jouer au hockey sur chacun de ses deux premiers trios, la tâche de faire respecter les coéquipiers qui font gagner des matchs revient donc aux défenseurs, et là, je vous fais grâce d'une analyse de cette escouade de l'équipe montréalaise en matière de "Team toughness"...
Il y avait toujours Paul Mara mais son manque de jugement lui a fait réchauffer autant le banc des punitions que celui des joueurs. Travis Moen recule rarement devant l'adversité, mais il n'est jamais sur la glace en même temps que les superstars. Ce qui laisse nos meilleurs joueurs, pour la plupart de petit gabarit, sans protection car même si Andrei K. pourrait être un de ces redresseurs de tort qui manquent tant à l'équipe, il ne semble même pas encore avoir pigé qu'il est là pour produire en offensive, alors ne lui en demandons pas trop...Oh! Pardon, quand c'est son frangin qui se fait frotter les oreilles, c'est une autre histoire... mais bon.
Tiens, il me vient une idée!... Faisons croire à Andrei que tous ses coéquipiers sont en réalité ses petits frères et que, débordés par les corvées que réclame une aussi grosse famille, ses parents avaient tout simplement oublié de l'informer qu'il avait 22 autres petits frères et que, pour ne pas trop les dépayser, on les avait tous réunis dans la même équipe à Montréal... ou si jamais il n'en croit rien, donnons à tous les joueurs du Canadien le numéro 74 pour la durée des séries... Bon d'accord, je ne suis pas un grand stratège mais au moins je formule des idées, quitte à dire n'importe quoi; Clothaire Rapaille n'est-il pas allé se chercher un "petit" 250,000$ en agissant ainsi!?... Après tout, cela n'est pas si cher payé; Andrei gagne cela à toutes les deux semaines...
Par pitié, ne me parlez pas de Laraque; ce n'est pas le tiraillage de chandail avec son vis-à-vis adverse qui changerait quoique ce soit au problème en question.
Conclusion: Le Canadien va se faire sortir très tôt dans le party; je ne saurais prédire par quelle équipe mais une chose est sûre: L'adversaire aura pour nom: INTIMIDATION...
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